Quand on veut, un autre peut
À chaque fois que j’entends la phrase “Quand on veut, on peut”, je ne peux pas m’empêcher de penser à Flavien Bouchard, l’opérateur radar du Romano Fafard de la cultissime série Dans une galaxie près de chez vous. Dans l’épisode “Morver, c’est mourir un peu”, il présente au Capitaine et à Valence le livre sur la confiance en soi qu’il est en train de lire et qui s’intitule “Quand on veut, un autre peut”. Et moi, ça me fait ben rire, parce que ça souligne l’absurdité de cette expression basée sur la simple volonté individuelle (et pour les nostalgiques, on peut en retrouver l’extrait à 9 min 49 de cette compilation des 57 meilleurs moments de Flavien).
La volonté, la clé ultime vers une saine alimentation ?
Si bien manger n’était qu’une simple question de volonté, ça ferait longtemps que les problèmes de santé publique reliés à l’alimentation seraient réglés. Donc non, la prévalence de plus en plus élevée de diabète de type 2, de maladies cardiovasculaires, d’hypertension, de maladies du foie (comme le foie gras) et de certains cancers n’est pas dû à une épidémie de manque de volonté.
Pourtant, le discours actuel qu’on peut parfois voir passer sur les réseaux sociaux (ou lors d’une conversation un peu malaisante avec une personne qu’on ne connait pas tant mais qui veut absolument nous parler du fait qu’elle a changé ses habitudes alimentaires récemment et qu’elle se sent dont une meilleure personne), nous martèle sans fin que si on le voulait vraiment, on pourrait faire mieux.
Vraiment ?!
Certaines personnes croient même qu’il peut être “motivant” de dire à quelqu’un qu’on a tous et toutes le même 24 h dans une journée que Beyoncé (et comme le répond de façon mordante l’humoriste Joe Lycette : “Oui, Janet, mais on n’a pas les mêmes ressources que Beyoncé!”)
Donc pour déconstruire ce discours culpabilisant et inutile basé sur la responsabilité individuelle, réfléchissons aux barrières qui peuvent nuire à notre volonté d’avoir une saine alimentation :
Les déterminants de la saine alimentation
À première vue, on pourrait se dire que nos comportements alimentaires ne reposent que sur des choix personnels : on s’entend que dans la très forte majorité du temps, personne ne va te forcer à mettre un aliment dans ta bouche contre ton gré.
Mais la réalité c’est que l’acte de manger ne se résume pas simplement à l’action d’amener sa fourchette de son assiette à son gosier.
Même si elle commence à dater un peu, une synthèse de la littérature scientifique expliquait déjà en 2005 que les facteurs individuels comme l’état physiologique, les préférences alimentaires, les connaissances nutritionnelles, les perceptions de ce que l’on croit être une saine alimentation et des facteurs psychologiques sont nécessaires, mais non suffisants, pour expliquer le comportement alimentaire, qui est hautement dépendant du contexte, comme l’environnement interpersonnel, l’environnement alimentaire (la disponibilité et l’accessibilité aux aliments), l’environnement économique (incluant le marketing alimentaire) et l’environnement social (Raine2005).
Lire ici : ce n’est pas juste une question de volonté (je sais, je sais, je vais taper sur le même clou tout le long de cet article).
L’auteure souligne d’ailleurs que les déterminants de la saine alimentation peuvent travailler de façon invisible pour structurer nos choix alimentaires, sans que l’on se rende compte de leur influence. Tiens, tiens... Serait-ce des facteurs qui passent inaperçu aux fervents défenseurs de la volonté individuelle ?
Un nouveau champion dans l’arène : Les déterminants commerciaux de la santé
On avait donc déjà une pas pire base solide pour expliquer la complexité des choix alimentaires, à laquelle s’est rajouté plus récemment un autre concept, soit les déterminants commerciaux de la santé.
De quessé ?
En quelques mots, c’est l’influence (généralement négative) des entreprives privées sur nos comportements de santé. Juste à un jeter un coup d’oeil à de vieilles pubs de tabac pour comprendre rapidement. Spécifiquement par rapport à l’alimentation, un autre article de 2005 sur les déterminants de la saine alimentation soulignait déjà à l’époque que “la logique première de l'industrie alimentaire est de réaliser des profits, ce qui entre souvent en conflit avec la promotion d'une alimentation saine.” [traduction libre] (Power, 2005).
Selon moi, il est donc tout à fait légitime de se demander : quel poids avons-nous réellement en tant qu’individu face aux outils marketing et ressources financières énormes de l’industrie alimentaire qui veut faire du profit sur notre dos de consommateur-trice ?
Pour faire simple, un article de l’IRIS (l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques) nous l’explique ainsi :
“le concept de déterminants commerciaux de la santé permet de s’éloigner de certains discours de santé publique qui blâment les individus pour des problèmes qui sont en grande partie hors de leur contrôle. En montrant la responsabilité des grandes entreprises privées, il met le doigt sur quelques-unes des causes profondes de la dégradation de la santé des personnes.” (Tremblay-Boily, 2025)
Hors de leur contrôle. Tu commences tu à comprendre que bien manger c’est pas juste une question de volonté ?
Toujours pas convaincu-e ? Tu prendrais-tu quelques exemples pour qu’on rende ça un peu plus concret ?
Exemple #1 : Notre environnement alimentaire
Un environnement alimentaire, c’est l’environnement physique qui détermine l’accessibilité et la disponibilité des aliments autour de nous et qui influence ce que l’on consomme.
En d’autres mots, ça peut être :
l’épicerie de ton quartier qui est un peu loin de chez toi quand il te manque des oeufs,
le dépanneur à côté de chez toi où tu vas chercher des chips quand t’as un craving le soir et qui vend comme seul aliment frais une banane noire à 3 piastres,
mais aussi ton cégep qui a un petit café pas trop cher où tu peux t’acheter un sandwich quand tu as la flemme de traîner ton lunch (mais qui a aussi beaucoup de distributrices de liqueurs et de barres chocolatées quand tu restes tard le soir pour étudier, que tout est fermé et que ta fatigue te donne envie d’une dose de sucre)
Bref, un environnement alimentaire, c’est tout ce qui rend les aliments disponibles près de toi.
Des fois c’est positif (youpi, un marché de légumes frais et de saison à moins de 5 minutes de marche de chez nous),
Des fois, ce l’est moins (zut, ma job dans un restaurant fast-food me donne gratuitement des frites et des croquettes à chacun de mes quarts de travail super exigeants dans lequel j’ai pas le temps de prendre de pause pour manger).
Et les environnements alimentaires, ça peut être aussi intime et local que celui que tu crées en habitant avec tes colocs. Par exemple, tu t’es récemment dit : ça y est, je ne mangerai plus jamais de chips en écoutant la télé! Et quand tu as fait ton épicerie, les bottines t’ont suivi les babines car tu n’en as pas acheté (p.s. la restriction n’est pas la meilleure stratégie pour avoir une saine relation à son alimentation, mais on en parlera dans un prochain épisode si ça te tente). Mais oh surprise ! Ton coloc passe au dépanneur, s’achète TA SORTE préférée de chips et t’en offre généreusement un bol pendant que vous écoutez votre série en soirée. Oupsi. Ça va tu t’influencer un peu tu penses ? Peut-être pas, mais peut-être que oui, surtout si ça se répète à chaque mardi.
Exemple #2 : Les aliments ultratransformés et notre mode de vie ultrarapide
Je pense que je n’apprends à personne qu’on vit dans une société basée sur la performance, où tout va ultra vite et où tout le monde court tout le temps après son temps à cause d’un horaire ultra chargé.
(si je te l’apprends bin euh… bienvenue en 2026 sur la planète Terre ?)
Et qu’est-ce qui a été conçu exactement pour répondre à ce mode de vie ?
Bingo ! Les aliments ultratransformés.
Ils sont d’ailleurs développés pour :
être pratiques et faciles à consommer,
se transporter ultra facilement,
se conserver longtemps,
goûter bon, mais genre ULTRA BONS ET PLEINS DE SEL-SUCRE-GRAAAAAASSS,
ne pas coûter très chers et
être déjà prêts à manger.
Mais l’envers de la médaille, c’est que s’ils sont consommés en majorité dans notre alimentation, ils peuvent avoir un impact négatif sur notre santé. Donc pour avoir une meilleure alimentation, quelles sont les recommandations de santé actuelles ? Limiter sa consommation d’aliments ultra-transformés et manger plus d’aliments frais et faiblement transformés. Mais le problème avec les fameux aliments frais et faiblement transformés ?
Bin…
Ils peuvent être moins pratiques (c’est ben le fun de la farine de grains entiers, mais ça ne se mange pas à la cuillère… il faut la cuisiner)
Ils se transportent parfois moins facilement (damnée banane qui s’effouare dans les sacs à lunch)
Ils se conservent moins longtemps
Ils peuvent être plus difficiles à apprécier d’un point de vue gustatif (et nécessiter qu’on en mange plusieurs fois pour développer notre goût et apprendre à les aimer)
Ils coûtent généralement plus chers que les aliments ultra transformés
Et surtout… il faut les cuisiner !
Donc pourquoi il y autant de gens qui consomment des aliments ultra transformés plutôt que des aliments frais et minimalement transformés ? Parce que ça répond à plusieurs besoins reliés à notre mode de vie, autre que la santé. Et que leur effet négatif sur la santé se fait souvent ressentir sur le long terme.
Entre acheter un paquet de muffins déjà prêts à l’épicerie ou acheter de la farine, du sucre, de la poudre à pâte, du bicarbonate de soude, de la vanille pis des pépites de chocolat pour te les faire toi-même tes maudits muffins quand, en plus, tu vas revenir vidé-e de ta journée de travail et que ça te tentera pas de salir plein de vaisselles, ce n’est pas pour rien si beaucoup de monde vont prioriser l’option #1.
Exemple #3 : Juste la vie, men
J’ai pas d’enfants, mais je trouvais que la vidéo instagram de Hannah Rose Reynolds (commentée par Michal Ulloa) illustre à merveille le fait que bin des fois, même avec la plus belle volonté du monde, la vie fait juste arriver.
En gros, la vidéo c’est une maman qui se lève à freakin 5h00 du matin pour essayer d’aller au gym avant que ses kids se réveillent pis bin… y’en a un qui se réveille. Elle se dit qu’elle va lui donner sa bouteille de lait, le recoucher et aller ensuite au gym. Sauf qu’elle passe finalement une heure à essayer de le faire se rendormir (lâche un petit : “f******ck bien senti”), conclut avec un : “ça se passera clairement pas” [traduction libre] et ne va clairement pas au gym ce matin-là.
Life happened.
Selon nos parcours de vie uniques, on a tous et toutes des capacités physiques, mentales, sociales et financières très variables.
Un autre exemple (c’est cadeau) : je me suis cassée le bras y’a une couple d’années et j’ai dû porter un plâtre qui allait du poignet jusqu’à l’épaule pendant deux mois. As-tu déjà essayé de faire la vaisselle à une main ? C’est plein de défis et de t-shirts qui finissent par être tout trempes. Penses-tu vraiment que c’est à ce moment-là que j’ai le plus cuisiné de ma vie ? Ben non toé. Pis j’te jure que je voulais que mon os du coude se soude plus rapidement, mais ça a d’l’air que ma volonté n’est pas plus forte que les processus physiologiques de réparation osseuse ni qu’une chirurgie.
Je pourrais continuer presque à l’infini à te donner des exemples de choses qui peuvent arriver dans la vie pour te mettre des petites jambettes à tes meilleures ambitions (c’est d’ailleurs un peu ce que je fais à chaque mois dans mes Carnets d’exploration). Et ça c’est sans parler si tu luttes au quotidien contre des enjeux de santé mentale ou physique, qui eux aussi peuvent aussi affecter tes finances, tes capacités sociales et juste ton envie de faire plus que de survivre.
Ah bin. Bien s’alimenter, c’était peut-être plus compliqué qu’une simple question de volonté finalement ?
Qu’est-ce qu’on fait ? On abandonne tu le navire (ou le Romano Fafard) ?
Nenon, t’inquiète. Si je n’avais pas foi qu’on pouvait changer nos habitudes alimentaires malgré toutes les barrières que je viens de mentionner, t’inquiète que j’aurais changé de job depuis longtemps (j’suis obstinée, mais pas tant que ça non plus).
La première étape, c’est de comprendre les pressions qui nous bloquent, individuellement et collectivement, en se posant des questions comme (liste non exhaustive) :
Quelle est le montant que je peux me permettre de payer pour mon épicerie ?
Est-ce qu’on serait tu pas en train de vivre une crise économique avec des salaires qui ne suivent pas l’inflation et des prix des aliments qui montent d’années en années ?
Est-ce qu’en ce moment c’est vraiment intense au travail et j’arrive complètement brûlé-e à la maison ? Est-ce que c’est un rush temporaire ou c’est tout le temps comme ça ?
Quels sont les aliments auxquels j’ai accès près de chez moi et ça se peut tu que l’offre alimentaire dans les épiceries favorisent l’achat des aliments ultratransformés ?
J’suis tu en fin de session ?
Est-ce que je vis des défis ou des enjeux au niveau de ma santé mentale et/ou physique et de quelle(s) manière(s) ça affecte mon quotidien alimentaire ?
La deuxième étape, c’est de réfléchir aux facilitateurs qui peuvent nous aider :
Est-ce que j’ai des colocs qui aimeraient aussi cuisiner davantage et avec qui je pourrais me motiver ?
Est-ce qu’il y a un service de banque alimentaire à mon cégep/université ou des marchés/épiceries un peu moins chères dans mon coin ?
Est-ce qu’il y a des moments dans la journée où j’ai plus d’énergie ?
Est-ce qu’il y a des recettes qui me semblent faciles à faire selon mes capacités actuelles ?
Est-ce que j’ai un réseau social qui pourrait m’aider avec certaines tâches plus difficiles ?
Est-ce que ma fin de session finit dans deux semaines et qu’à ce moment je vais avoir un peu plus de temps pour souffler ?
Et ensuite, on regarde c’est quoi les éléments sur lesquels on a du contrôle en ce moment. Et on peut essayer de travailler là-dessus, un pas à la fois, en fonction des ressources qui nous sont disponibles actuellement. Par exemple, ce n’est pas réaliste de te dire que du jour au lendemain tu ne consommeras plus jamais d’aliments ultra-transformés. Comme on a dit tout à l’heure, ce sont des aliments qui sont pratiques dans nos vies ultra occupées. Par contre, tu peux peut-être te donner un petit défi pour faire une seule recette ce mois-ci pour remplacer un aliment ultra-transformé que tu consommes (pas besoin de commencer en grand, juste une recette de muffins maison pour alterner avec des barres tendres du commerce ça peut faire la job en masse).
Et parles-en autour de toi ! On rush toute un peu en ce moment, donc pourquoi ne pas s’entraider dans cette galère ?
Beaucoup de personnes trouvent ça décourageant de cuisiner seul-es : passer beaucoup de temps en cuisine, devoir faire une tonne de vaisselle et tout engloutir en 5 minutes tout en gossant sur son cell, c’est pas tant motivant. Si tu es en colocation, parles-en avec les personnes avec qui tu habites (ou avec des ami-es si tu habites seul-es) pour vous trouver un moment pour cuisiner ensemble.
Tu peux faire un échange de service avec tes ami-es. Je ne peux pas expliquer pourquoi, mais pour moi, c’est toujours plus facile d’aller aider quelqu’un que de faire une tâche pour moi. Donc pourquoi ne pas combiner un chilling chez ton ami-e et l’aider à plier ses serviettes et en échange, il ou elle viendra faire un peu de vaisselle chez toi la prochaine fois ?
Tu peux aussi juste contacter une personne de confiance pour lui dire que tu as besoin d’aide. Ça sert à ça la famille, la famille choisie et les ami-es et c’est vraiment ok de respecter ses limites.
Tu peux aussi prendre un pas de recul par rapport aux discours culpabilisants (tsé… se désabonner des comptes de créateur-trices de contenu qui te font sentir comme une p’tite merde parce que tu ne fais pas ton pain et ton yogourt maison en plus de courir ton marathon quotidien avant de gérer ton entreprise qui vaut un demi-million. J’exagère, mais tu comprends l’idée.)
Et pour ce qu’on ne peut pas contrôler, c’est sûr que ça prend des actions politiques et des changements systémiques. Donc en attendant, il faut lâcher prise (un peu) et comprendre que c’est plus grand que toi. Ceci étant dit, ça ne t’empêche pas de t’informer pour voir ce que tu peux concrètement faire (si tu en as les ressources physiques, temporelles et mentales bien évidemment), par exemple s’il y a des actions militantes, des pétitions à signer, etc. Et si ça peut te rassurer (un ti peu), j’ai plein de collègues qui travaillent fort là-dessus en santé publique.
Changer le titre du livre de Flavien
Quand on comprend la complexité des influences sur nos comportements alimentaires, on sort de la culpabilité, on peut se mettre en action (aussi minime soit-elle) et on construit tranquillement des bases plus solides, plutôt que de se submerger en pressions inutiles, culpabilité et surtout, en attentes irréalistes.
Bref. Oui, je t’entends râler toi à l’arrière qui dit que certaines personnes “résistent” mieux à la pression de toutes ces influences car elles sont plus disciplinées. Peut-être qu’il y a une part de volonté et de discipline et tant mieux pour ces personnes. Mais c’est faux que de penser que la culpabilité est un moteur durable de changement.
Au contraire, être bienveillant-e envers soi, ce n’est pas être faible, paresseux ou manquer de volonté. C’est être réaliste et ça permet d’être ben plus solide dans ses changements d’habitudes à long terme.
Donc pour revenir au livre de Flavien Bouchard, je propose qu’on change son titre pour :
“Quand on veut, ça se peut qu’on puisse, mais ça se peut aussi que ça soit plus compliqué que ça”
Mais on s’entend, ça pognerait pas mal moins.
Un gros merci à ma stagiaire et finissante au baccalauréat en nutrition, Laurie-Eve Brault, avec qui j’ai eu plusieurs belles discussions pour enrichir cet article.
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